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Nouveautés en langues officielles

  • Sep022011

    2 septembre 2011

    Répit pour les francophones : le CRTC autorise Radio-Canada à continuer à diffuser en mode analogique jusqu’au 31 août 2012

    Le 16 août, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a publié un communiqué pour féliciter le CRTC pour sa décision d’autoriser Radio-Canada à continuer à diffuser en mode analogique dans certains marchés urbains jusqu’au 31 août 2012.

    Au cours des derniers mois, les membres de la FCFA ont exprimé des préoccupations par rapport au fait que Radio-Canada a choisi, pour des raisons de coûts, de ne pas remplacer ses émetteurs dans un certain nombre de villes visées par le passage obligatoire à la télé numérique. Cela priverait les francophones de ces endroits qui reçoivent la télévision uniquement par « oreilles de lapin » ou antenne sur le toit de leur maison de l’accès au signal de Radio-Canada.

    On dispose ainsi d’une année pour trouver des solutions à plus long terme. À cet égard, la FCFA applaudit la décision de Shaw Direct d’offrir aux foyers qui ne sont pas abonnés au câble ou au satellite un forfait gratuit composé uniquement de chaînes locales. La Fédération souhaite que les autres intervenants de l’industrie de la distribution emboîtent le pas et offrent eux aussi un tel forfait gratuit.

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    Pour assurer l’avenir de la francophonie en milieu minoritaire, il ne faut pas se fier qu’à l’école

    Tel est le titre d’un article de Philippe Orfali paru dans Le Droit le 19 août. Cet article rend compte d’une entrevue accordée par Rodrigue Landry, le directeur de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, qui est l’auteur, avec Réal Allard et Kenneth Deveau, de l’étude intitulée École et autonomie culturelle : Enquête pancanadienne en milieu scolaire francophone minoritaire, dont nous avons signalé la parution en date du 1er juillet.

    M. Landry résume ainsi la situation : « L’école peut jouer un rôle de pierre angulaire, mais à la suite de l’étude, on pense qu’on s’y fie peut-être un peu trop pour assurer l’avenir de la francophonie. Quand on regarde les élèves, on voit qu’ils sont de plus en plus ‘bilingues’ au niveau identitaire, dans leur vécu. L’école ne peut tout faire. » Les données recueillies dans le cadre de l’enquête démontrent en effet que, plus ils avancent dans leur parcours scolaire, moins les élèves parlent le français à l’extérieur des salles de classe.

    Les trois chercheurs postulent que pour renverser la tendance actuelle, les jeunes et les moins jeunes doivent être davantage conscientisés face à la valeur du français, à sa pertinence dans le contexte canadien, voire mondial. Pour eux, cette prise de conscience passe par la définition d’une nouvelle identité francophone minoritaire pancanadienne.