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Nouvelles

  • Oct272013

    Publication du CMEC : Note de recherche no 4 de la série « L’évaluation… ça compte! »

    Le 21 octobre 2013, le Conseil des ministres de l’éducation (Canada) [CMEC] a publié une note de recherche de la série L’évaluation… ça compte!. Intitulée Quel est le degré d’importance des attentes en matière d’éducation?, la note porte sur les effets des attentes des parents et des élèves sur le rendement des élèves au Canada. Elle est fondée sur les données obtenues au moyen du Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS 2011), qui évalue la compréhension de l’écrit chez les élèves de 4e année, et du Programme pancanadien d’évaluation (PPCE 2010), qui met l’accent sur le rendement en mathématiques des élèves de 8e année.

    Voici les rubriques résumant les conclusions de cette analyse, ainsi que des renseignements sur les résultats obtenus dans les écoles de langue française de l’Ontario.

    Les parents du Canada ont des attentes très élevées, même pour les enfants en bas âge.

    • Toutefois, dans l’ensemble, les parents francophones ont tendance à avoir des attentes moins élevées que les parents anglophones.
    • En Ontario français, 30 % des parents s’attendent que leurs enfants fassent des études universitaires de 2e cycle. C’est beaucoup moins qu’en Ontario anglais (43 %), mais beaucoup plus qu’au Québec français (16 %) et que la moyenne du Canada français, Québec compris (17 %). Par ailleurs, ce taux se rapproche de la moyenne pancanadienne (32 %).
    • Par contre, en Ontario français, 47 % des parents s’attendent que leurs enfants fassent des études universitaires de 1er cycle (baccalauréat). C’est un taux supérieur à ceux observés en Ontario anglais (38 %) et au Québec français (43 %), ainsi qu’à la moyenne du Canada français, Québec compris (44 %) et à la moyenne pancanadienne (41 %).
    • Les études postsecondaires non universitaires (collégiales et professionnelles) correspondent aux attentes de 22 % des parents en Ontario français, ce qui est inférieur à la moyenne du Canada français (24 %) mais à peu près égal à la moyenne pancanadienne (23 %).

    Les attentes plus élevées des parents sont liées à un rendement plus élevé, même en bas âge.

    • Au Canada, dans l’ensemble, l’écart de rendement moyen en lecture (4e année) entre les élèves dont les parents s’attendent à ce qu’ils effectuent des études universitaires de 2e cycle et ceux dont les parents s’attendent à ce qu’ils effectuent des études secondaires seulement est de 67 points (ou presque un niveau de compétence complet en compréhension de l’écrit).

    Beaucoup d’adolescentes et d’adolescents du Canada n’ont pas d’attentes définies en matière d’éducation.

    • En moyenne, les élèves du Canada ont des attentes élevées; plus de la moitié d’entre eux s’attendent à obtenir un diplôme universitaire et seulement 5 % prévoient ne pas poursuivre leurs études après le secondaire.
    • Cependant, ici aussi, on observe un écart entre les groupes linguistiques : les élèves francophones ont clairement des attentes moins élevées que les élèves anglophones de la même province. De plus, les élèves francophones font preuve d’un plus haut degré d’incertitude en ce qui a trait à leur avenir scolaire (la réponse « Je ne sais pas » varie de 24 % à 45 % dans les instances francophones, comparativement à la moyenne pancanadienne de 19 %).
    • Par contre, il faut souligner que, parmi les instances francophones, l’Ontario a les résultats les plus élevés, et qu’il vient au 2e rang pour la proportion de la réponse « Je ne sais pas », juste après le Québec (26 % contre 24 %).

    Il existe une relation importante entre les attentes des élèves en matière d’éducation au cours des années intermédiaires et le rendement des élèves.

    • Les attentes des élèves se reflètent de façon évidente dans leur rendement relatif en mathématiques : ceux qui s’attendent à terminer le secondaire seulement ont les scores de rendement les plus faibles, tandis que ceux qui s’attendent à obtenir un diplôme universitaire ont le rendement le plus élevé. L’écart de rendement entre ces deux extrêmes est frappant; il est de plus de 100 points (ou près de deux niveaux de compétence en mathématiques).

    En conclusion, les auteurs du sommaire soulignent ce qui suit :

    « Bien que nous ne puissions pas nous attendre à ce que les élèves de 8e année prennent des décisions quant à leur carrière professionnelle si tôt, il serait souhaitable qu’ils pensent de façon générale au niveau de scolarité qu’ils souhaitent atteindre afin qu’ils puissent se préparer pour leur cheminement à venir (p. ex., choisir les cours appropriés ou chercher à obtenir de l’information sur la carrière). Certaines instances ont déjà mis sur pied des cours obligatoires sur l’exploration des carrières comme condition pour l’obtention du diplôme d’études secondaires, et d’autres pourraient envisager d’en adopter. »